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5 février 2008

« Ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini », a dit le philozouf

Il y en a eu des choses étonnantes dans le 42ième Super Bowl, y compris évidemment le résultat, c.-à-d. la victoire surprise des laissés-pour-compte, les Giants de NY.

Mais moi, ce qui m’a surpris le plus, c’est la dernière seconde de jeu. Pour ceux qui n’ont pas regardé le match, voici mon résumé:

Après le touché de la victoire de Plaxico Burress, suite à une passe de 13 verges de Eli Manning (qui depuis ce match n’est plus seulement le frère de l’autre), il ne reste plus qu’une seconde (1 s) au tableau.

C’est la fête. Tous les joueurs des Giants envahissent le terrain, de même qu’une meute de journalistes et plusieurs partisans. Bref, c’est la cohu habituelle quand une équipe remporte un championnat.

STOP!

Tout le monde sauf les joueurs doivent quitter le terrain!… Pourquoi? Parce qu’il reste encore 1 seconde au tableau indicateur…!

Que peut-il se passer durant cette seconde!!?? Le scénario suivant peut-être?!:

Les Giants ont le ballon et s’en débarrassent vite vite vite vite (plus vite que ça même) et le donnent au joueur des Patriots le plus rapide. Celui-ci en avait justement profité pour se réchauffer sur la ligne de côté pendant qu’on vidait le terrain quelques instants auparavant. Pour ne pas raté leur « 1-nique » chance et pour également rendre le tout un peu plus spectaculaire, les Patriots insèrent ce même joueur dans un canon qu’ils avaient préalablement enduit d’huile (à la fois le joueurs et le canon pour ne pas prendre de chance) au cas où un joueur des Giants n’aurait pas le temps de se ranger pour le laisser filer vers la ligne des buts. Pendant le cocus, des joueurs de défense des Giants commencent à pousser sur la ligne des buts pour tenter de la rapprocher de la zone des Patriots. Tout ça se déroule à une vitesse telle que seules les reprises télévisées post 2025 permettront aux amateurs de savourer pleinement ce moment de parfait synchronisme et de première vraie coopération entre deux équipes de la NFL.

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Le Gouvernement américain ment littéralement sur des questions de vie ou de mort pendant l’intégralité de ses deux mandats, des scandales de fraudes financières sont maintenant choses courantes, nos anciens politiciens sont accusés d’avoir reçu des pots-de-vin tandis que ceux au pouvoir octroient des contrats à leurs amis. Pendant ce temps notre élite sportive carbure aux prescriptions et l’espionnage fait rage entre les équipes. 

Mais les apparences… Ah! les apparences… Il ne reste que ça les apparences. Alors svp videz le terrain, il resterait apparemment encore une seconde à jouer!

30 septembre 2007

SVP, assiégez-vous, nous sommes assiégés!

« Selon le Conseil du statut de la femme, l’égalité entre les hommes et les femmes ne doit souffrir d’aucun accommodement. « 

En marge de la Commission Taylor-Bouchard, le Conseil demande notamment au gouvernement du Québec d’amender la Charte des droits et libertés de la personne pour y ajouter un article qui stipulerait qu’en cas de conflit de droit, l’égalité des sexes ne devrait souffrir d’aucun compromis face, entre autres, à la liberté religieuse.

Le Conseil du statut de la femme n’est pas seul ces jours-ci à présenter une telle position. Nombreux sont les témoignages à la Commission Taylor-Bouchard qui vont dans le sens d’un rejet de tout signe religieux sur la place publique et de la primauté de l’égalité entre les hommes et les femmes. Ces deux « valeurs » ne seraient ouvertes à aucun accommodement!

Mon Dieu ( ;-) ) que les québécois de souche ont la mémoire courte. Oublient-ils qu’ils ont pris eux des années (des décennies) à s’affranchir de l’emprise de l’Église catholique et à ce que la femme québécoise devienne l’égale (?) de l’homme. Pourquoi ne pas laisser les nouveaux arrivants le temps de s’accoutumer à leur rythme.

Nous (certains du moins) semblons avoir peur de retourner en arrière quitte à rejeter ce qui pourrait être bon dans ce que les autres ont à nous offrir.

En fait, en ce qui à trait à l’assimilation, car c’est ce dont il s’agit, tout est question de rythme.

Nous avons peur par exemple que les musulmans radicaux arrivent tout d’un coup en grand nombre au Québec et nous imposent leur loi, assez peu de confiance devons-nous avoir en nous-même. Il en résulte en contre partie que nous ne sommes pas prêts à leur laisser une génération ou deux pour s’acclimater à nos us et coutumes.

Car franchement, croyons-nous vraiment que des enfants immigrants mêmes éduqués dans un système de valeurs radicalement différent du nôtre peuvent résister à l’attrait et à l’effet de masse de notre culture, premièrement nord-américaine, puis spécifiquement québécoise, lorsqu’ils sont plongés hors du réseau familial et en particulier à l’école?

Voilà pourquoi je crois les accommodements importants: pour permettre cette douce, prudente mais solide intégration de l’autre (c’est à nous de s’assurer qu’il en soit ainsi…) et pour permettre cette lente influence où la minorité se frotte aux stimuli étrangers (pour eux) et prend graduellement certains sinon la plupart de ses nouveaux plis.

Je dis la plupart car jusqu’à ce point il s’agissait d’assimilation. Là où les immigrants conservent certains de leurs plis et nous en font cadeaux partiellement, même devrait-on dire non péjorativement »sournoisement », on parle d’évolution d’une société. Et c’est là que nous allons chercher notre part dans l’échange!

Doit-il y avoir des exceptions aux accommodements? J’aime utiliser l’analogie des signaux électriques qui passent d’un régime transitoire à un régime permanent après un certain nombre de cycles.

Probablement dans les cas notoires où après quelques générations (régime permanent) certaines « sous sociétés » se forment en ghetto où aucun signe d’ouverture à notre société ne semble apparaître… Nous avons tous malheureusement en tête au moins un exemple…

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Quand elle laisse des vecteurs de changements repousser les idées préconçues, apporter de l’eau au moulin et ébranler juste ce qu’il faut de ses convictions pour la faire sortir de ses torpeurs, c’est signe qu’une société est confiante et mature. 

Curieusement, ce sont les 50 ans et plus qui semblent se braquer à la commission Bouchard-Taylor. Est-ce un signe de manque de confiance envers la jeune génération? Peut-être n’est-ce qu’une crainte naturelle de perdre des acquis durement gagnés? Dans certains cas, il s’agit probablement aussi du rappel de plaies encore béantes.

Dommage que les deux co-présidents de la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles ne soit pas psychologues ou même psychanalystes de formation car il semble à la lumière de la plupart des témoignages relatés par la presse que ce soit de ce genre de consultation dont le peuple a besoin…

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