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25 mai 2007

Tabous 2: Les autochtones nord-américains

Des représentants de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) manifestaient dernièrement à l’ONU pour revendiquer des droits territoriaux et ancestraux.

Non mais… ça va faire!

Et si on décidait de négocier avec eux une cession définitive d’une partie de NOTRE territoire contre une paix définitive? Du genre, “maintenant, foutez-nous la paix!”.

Et SVP, que nos frères et soeurs européens ne nous envoient pas un quelconque artiste empathique mal informé à la recherche de plumes et de tipi… et de publicité. La plupart des autochtones américains, du moins ceux du Canada, vivent pour la plupart avec nous en relations parasitaires! Si jamais Sir Paul débarque, je lui conseille de chercher les comptoirs à cigarettes plus que les calumets de paix.

Ces mêmes autochtones, qui bénéficient présentement de programmes gouvernementaux et d’avantages fiscaux, semblent oublier qu’ils font partie présentement de notre société. 

Soyons tous “braves” une fois pour tous, eux comme nous, et allons au bout dans nos choix et de nos convictions. Faisons ensemble les choix suivant: que les autochtones se joignent définitivement à notre communauté comme des citoyens “normaux” et qu’ils embrassent nos us et coutumes, sinon, donnons-leur une partie de notre territoire, sans argent, ni aide, ni subvention, ni accès à nos écoles et à nos hôpitaux, ni à notre police, ni à notre armée, ni à notre système judiciaire, etc.

Pourtant, depuis que l’”homme blanc” a mis les pieds en Amérique que les autochtones américains vouent une fascination pour “celui-qui-est-venu-partager-le-territoire-et-les-connaissances-avec-eux”. Il y a bien eux quelques escarmouches, mais selon ce que je me rappelle des mes livres d’histoire et même de l’histoire récente, nos amis les autochtones ont volontairement accepté de mettre un pied dans notre mode de vie. En tout cas, ils ont bien accepté notre système monétaire…!

Et attention, je ne suis pas contre leur culture, loin de là.  Je suis simplement contre leurs revendications territoriales et surtout contre le fait qu’ils veulent le beurre et l’argent du beurre.

Il est évidement que nous avons beaucoup appris et avons encore grandement à apprendre de ces peuples autochtones. Ils font partie de notre histoire et de notre culture. Nous avons ainsi tout avantage à les aider à préserver leur culture. Mais tout ça peut se faire en communauté puisque le passé à démontrer qu’ils ont grandement besoin de nous.

Alors que cessent ces réflexes archaïques d’enfants quémandeurs et que les peuples autochtones se prennent en main et concilient enfin leur culture et la modernité.

19 mai 2007

Tabous 1: Vous êtes probablement quétaine

Selon Wikipedia: Kétaine ou quétaine est un québécisme désignant d’abord une personne mal habillée et ensuite un style, une personne ou une manière de vivre démodé ou de mauvais goût. Son équivalent français serait donc ringard, mais on peut aussi utiliser beauf ou kitsch.

À la lumière de cette définition, vous croyez toujours ne pas être quétaine? Qu’il n’y a que les flamands roses sur les pelouses et les bas blancs qui sont quétaines? Pour vous faire baisser votre garde et vous mettre dans un meilleur état d’esprit, je vais vous faire un aveu: moi même avec mon blogue je suis à la frontière du quétaine. (Mais pas encore vous de lire cet article, alors rassurez-vous, vous pouvez le finir.)

Pour mieux comprendre ce qui est quétaine il faut connaître et comprendre le phénomène des tendances et leur cycle, qui est comme suit:

  1. Un premier groupe d’individus adopte une nouvelle pratique. Cette pratique est habituellement dictée par un besoin, par des impératifs ou des ressources propres à un contexte émergent commun.
  2. Un second groupe d’individus à l’affût ou proche du milieu où se trouvent des individus du premier groupe commencent à adopter les habitudes du premiers groupes, ou dans le cas d’une forme d’art ou d’une nouvelle technologie commencent à consommer d’un “produit” émergent; on qualifie souvent les individus de ce second groupe comme étant “branchés“;
  3. Après un certain temps, dont la durée peut varier, la grande majorité du commun des mortels prend connaissance du phénomène et certains d’entre eux adoptent la “nouvelle mode” (qui n’est déjà plus nouvelle); il est à noter que les gens “branchés” sont déjà passé à être chose, même si dans certains cas (coup de foudre), certains ont pu assimiler la nouvelle mode dans leur quotidien;
  4. Puis, la plupart des gens se lassent de cette mode et la laissent tomber;
  5. …sauf des individus qui continuent aveuglément ou adoptent la mode avec un retard certain: les quétaines.

Comme tout est relatif dans ce cycle, bien entendu les branchés qualifient habituellement les gens qui sont à l’étape 3 du cycle de quétaines, tandis que les quétaines (groupe 5) trouvent pas mal branchés ceux qui adoptent la nouvelle mode (groupe 3).

Mais est-ce important tout ça? Apparemment non pour les quétaines…! Et la plupart trouvent que les branchés y apportent une importance trop grande.

Mais n’est-ce pas là la recette pour devenir branché? Accorder de l’importance à une forme d’expression, en consommer, suivre le moindre détail de ses changements?

Pour un “branché” de la musique par exemple, celle-ci devient plus qu’un accompagnement du quotidien; la musique devient une passion qui le suit dans ses lectures, ses sorties, ses relations avec les autres… Elle s’inscrit surtout dans une recherche.

Une grande partie du budget du branché de la mode vestimentaire passera directement à sa passion mais également à des magazines. Une grande partie de son temps sera consacré à aiguisé son oeil.

Car là est la caractéristique des branchés, ils sont à l’affût, ils continuent leurs explorations. Pourquoi? Les autres, ceux qui adoptent les modes par la suite et les quétaines ont souvent l’impression que les branchés “se lassent” de tout très rapidement et changent pour changer. Ce qui n’est habituellement pas le cas.  En effet, il est normal que lorsqu’on aiguise nos sens à une forme d’expression particulière, on devienne plus critique et plus curieux. La curiosité et le sens critique ne sont-ils pas deux conséquences directes de l’éducation.

Ceux qui adoptent une mode par la suite le font habituellement par mimétisme social.

Quant aux quétaines, deux phénomènes peuvent expliquer leur comportement retardataire face au mode: un décalage dans l’accès aux informations, je pense ici aux personnes agées en général (je touche ici à un autre tabou) ou la classe sociale (donc un décalage dans l’accès à la mode) (et encore, quel sacrilège que d’écrire cela!).

Mais tout n’est pas si simple, car bien entendu il y a d’autres catégories qui se forment selon qu’une nouveau style ou un nouveau produit perdure en marge de toutes les modes (le style “classique”) ou qu’il n’est adopté que par un groupe restreint d’initiés (le “culte” comme dans film “culte”).

Il convient toutefois de bien distinguer tout ça pour ne pas se croire par exemple de style classique alors qu’on est tout à fait quétaine.

Ainsi, pour faire la différence entre le classicisme et le quétainisme, il suffit de vérifier 1) si suffisamment de gens adoptent le style ou l’habitude en question (sinon on parle alors de marginalité ou de culte) et évidemment 2) s’il l’on ne sort pas tout juste des étapes 1 à 4 du cycle précédent, auquel cas il s’agit très probablement d’une quétainerie. Si on répond à la condition 1, mais pas à la 2, il s’agit d’un cas de classicisme. Des exemples très connus de “classique” sont les jeans de marque Levis et la musique “classique”… évidemment.

Mais qu’est-ce qui fait que nous adoptons un style ou consommons quétaine “de temps à autres” (quand ce n’est pas une habitude pour certain)?

Dans certains cas, il semble que cela réponde à un besoin de ne pas se casser la tête. Il s’agit d’un manque de temps pour certaines personnes; il est en effet beaucoup plus facile de prendre ce qu’on nous offre ou même de continuer dans la routine du pareil au même et de l’interchangeable que de chercher ou de tenter du nouveau. Et la plupart du temps pourquoi chercherait-on à faire ou à être différent?

Pour se sortir de notre torpeur! Pour se stimuler! Pour apprendre sur nous-même et sur les autres! Pour avancer dans la recherche! Voilà pourquoi.

Alors qu’on pourrait accuser certains branchés de vouloir faire différent juste pour se distinguer et se faire remarquer, moi ce qui m’inquiète des quétaines et des moutons, c’est cette mise au neutre qui souvent est accompagnée d’une certaine fermeture d’esprit.

Mais attention, il s’agit ici d’une accusation sectorielle. En effet, j’ai par exemple connu des quétaines en musique qui se refusaient à toute nouvelle expérience musicale, alors qu’ils étaient d’une érudition en cinéma et étaient prêt à voir m’importe quel genre de film.

En terminant, je vous suggère de faire l’exercice de mesurer votre degré de quétainisme pour différent mode d’expression: mode vestimentaire, musique, décoration, gastronomie (!!), etc.

Demandez-vous si vous êtes du genre branché, suiveur, classique, ou (horreur) quétaine. Si vous avez des doutes, demandez-vous si vous êtes du genre à refuser à vivre de nouvelles expériences pour ce genre d’expression. Si oui, vous êtes peut-être du type classique, mais plus probablement… et oui, quétaine!

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