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1 juin 2007

Exorcisme de démocratie par les trois petits cochons…

L’actuel gouvernement québécois a été sauvé. Il parait que certains disent que c’est une bonne nouvelle. Une bonne nouvelle pourquoi? Pour la démocratie? En tout cas, elle s’est exercée de tout son droit sous une forme pernicieuse.

Retour en arrière…

Suite à la dernière élection, trois petits cochons ont élu domicile à l’Assemblée nationale.

Le premier n’y a jamais eu domicile permanent, et tente de nous le faire oublier. Il sait toutefois que présentement sa maison n’est que façade et choisie de ne pas trop sortir pour ne pas que l’on remarque le manque de fondation.

Le deuxième est celui dont la maison est la plus fragile. Il n’a même plus d’argent pour soumissionner un nouvel architecte et selon les dernières rumeurs, il devrait même se rabattre sur un choix de second ordre des derniers concours. Bien qu’on se fût habitué à le voir prêt à grimper aux arbres pour se sauver du gros méchant loup, il semble qu’il serait maintenant prêt à aller coucher chez le troisième petit cochon pour survivre.

Quant à celui-ci, le troisième petit cochon est plein de ressources. Même si sa maison est plus petite que jamais, sa survit est assurée pour quelques temps du moins par le mutisme du premier petit cochon et le rachitisme du second. 

En fait, la place à l’Assemblée nationale de l’élu petit cochon est peut-être assurée par le fait que peu importe la grandeur de sa maison et les matériaux qui la constituent, il sait bien que le gros méchant loup est maintenant dégriffé et préfère manger sans effort quelconque nourriture qu’on lui donne toute cuite dans la gueule, au lieu de s’assurer de la solidité des maisons par sa vigie constante.

28 mai 2007

Cupide-donc!

Le gouvernement Charest a décidé d’aller de l’avant avec son engagement de diminuer les impôts.  Avec ce geste, notre Premier ministre croit peut-être capitaliser sur la cupidité des québécois en s’assurant au passage un maximum de capital politique à court et à moyen termes.

En fin stratège, notre cher Premier ministre, qui a bien compris (pour une fois…) qu’il ne sera jamais réélu lors de la prochaine élection, a décidé avec ses baisses d’impôts, de faire porter le fardeau des inévitables hausses d’impôts (ou baisses de services) au prochain gouvernement, tout en séduisant un certain groupe de la population pour qui le “tout-de-suite-SVP-je-me-fous-de-demain-de-toute-manière-je-n’y-comprends-rien” est de plus en plus la devise.

Si le gouvernement est renversé, il pourra dire aux électeurs qu’il voulait tenir les promesses sur la base desquelles il a été élu, que les autres sont à blâmer, qu’il avait mis dans le budget de toute manière ce que l’ADQ avait demandé, etc. Mais le hic, c’est qu’il n’agit pas comme un le chef d’un gouvernement qui a peur de se faire renverser; il croit que les deux autres chefs bluffent.

Afin de valoriser notre démocratie et des principes plus hauts que le “tout-de-suite-SVP-je-me-fous-de-demain-de-toute-manière-je-n’y-comprends-rien”, moi ça ne me dérangerait pas d’utiliser de mes taxes et de retourner en élection cet été… si les deux autres chefs continuent de se tenir debout…

À moins que les Libéraux nous présentent un nouveau budget (fidèles à leur habitude de revenir sur leurs décisions)…

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