1 juin 2007
Exorcisme de démocratie par les trois petits cochons…
L’actuel gouvernement québécois a été sauvé. Il parait que certains disent que c’est une bonne nouvelle. Une bonne nouvelle pourquoi? Pour la démocratie? En tout cas, elle s’est exercée de tout son droit sous une forme pernicieuse.
Retour en arrière…
Suite à la dernière élection, trois petits cochons ont élu domicile à l’Assemblée nationale.
Le premier n’y a jamais eu domicile permanent, et tente de nous le faire oublier. Il sait toutefois que présentement sa maison n’est que façade et choisie de ne pas trop sortir pour ne pas que l’on remarque le manque de fondation.
Le deuxième est celui dont la maison est la plus fragile. Il n’a même plus d’argent pour soumissionner un nouvel architecte et selon les dernières rumeurs, il devrait même se rabattre sur un choix de second ordre des derniers concours. Bien qu’on se fût habitué à le voir prêt à grimper aux arbres pour se sauver du gros méchant loup, il semble qu’il serait maintenant prêt à aller coucher chez le troisième petit cochon pour survivre.
Quant à celui-ci, le troisième petit cochon est plein de ressources. Même si sa maison est plus petite que jamais, sa survit est assurée pour quelques temps du moins par le mutisme du premier petit cochon et le rachitisme du second.
En fait, la place à l’Assemblée nationale de l’élu petit cochon est peut-être assurée par le fait que peu importe la grandeur de sa maison et les matériaux qui la constituent, il sait bien que le gros méchant loup est maintenant dégriffé et préfère manger sans effort quelconque nourriture qu’on lui donne toute cuite dans la gueule, au lieu de s’assurer de la solidité des maisons par sa vigie constante.
