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7 juillet 2007

Le jour où nous deviendrons tous des héros…

… qui nous sauvera de nous même?

Connaissez-vous la nouvelle tendance dans le monde des super héros? C’est de donner des pouvoirs à Monsieur ou Madame Tout le Monde et de suivre ses aventures alors qu’il ou elle s’adapte à sa nouvelle réalité.

New Universal“ en bande dessinée, “Heroes” à la télévision, et ”Soon I Will Be Invincible: a Novel” en littérature n’en sont que quelques exemples.

L’ultime exemple est toutefois sans aucun doute l’émission de télé-réalité “Who Wants to be a Superhero?” (il y a même une bande dessinée qui l’accompagne) où des concurrents créent des personnages de super héros qu’ils vont personnifier sous nos yeux, avec pouvoirs et costumes, afin de gagner… la chance de devenir un vrai super héro!

Cette tendance s’inscrit dans une mouvance plus globale qui inclut “Wikipedia“, les blogues, les magasins en lignes dont les critiques sont les clients (par exemple, Amazon.com), etc, bref où tous et chacun peuvent laisser leur marque.

Avant il fallait avoir fait ses classes pour s’exprimer ou être “quelqu’un”, maintenant chacun peut trouver ou même créer son forum.

Je ne vais pas trop insister sur les pours et les contres de cette démocratisation des moyens d’expression, car de nombreux analystes s’y sont déjà attardés. Comme plusieurs toutefois je suis préoccupé par le fait que les bonnes sources d’information tout comme les créations artistiques de qualité commencent à se noyer dans la masse. Il est vrai que je prêche souvent par le mauvais exemple avec mes fréquents liens vers Wikipédia. Enfin, il n’y a tout de même pas que du mauvais dans cette vox populi generalis.   

Mais il y a plus inquiétant encore dans cette montée de l’expressionnisme populaire. 

Que chacun des maillons de la masse anonyme ait plus facilement accès à des moyens de s’exprimer, ce n’est pas l’idéal, mais je suppose qu’il y a là un côté thérapeutique qui peut amoindrir ou même annuler l’effet déconstructif de la chose. Que chacun puisse donner son opinion sur tout et même s’improviser spécialiste, là ça commence déjà à faire monter le niveau de bruit de manière dangereuse. Mais lorsqu’on commence à tendre l’oreille à cette masse pour y chercher conseil surtout concernant la gestion publique, je me dis qu’on va trop loin.

C’est pourtant ce qui est en train de se passer avec cette tendance que nous avons, incluant malheureusement nos dirigeants, de nous laisser envahir par les sondages pour nous forger une opinion et même pour prendre des décisions. Je pense entre autre à l’expression “consultation publique” qui vient bien avant les mots “jugement” et ”vision”  dans le dictionnaire (probablement visuel) de nos dirigeants.

Peut-on par la suite se surprendre de leur déresponsabilisation lorsque ça ne tourne pas en leur faveur… Ça ne peut être de leur faute, ils n’ont fait que ce que les électeurs leurs ont demandé.

Il va pourtant falloir s’habituer à ce que ça tourne de plus en plus carré dans notre société si nos décideurs continuent de gérer selon “ce qu’ils entendent de la population” considérant que le QI moyen des membres de la population est de 100!

Monsieur et Madame Tout le Monde ne veulent pas payer d’impôt, mais veulent avoir accès à tous les services de santé et tout de suite. Ils veulent travailler seulement 4 jours par semaine et avoir 2 mois de vacances payés par année. Ils veulent que les routes soient en meilleurs états, qu’il n’y ait plus de pollution, mais ne veulent pas que ça soit eux qui fassent les efforts, mais par exemple les grandes sociétés (sauf celles où ils travaillent et où ils ont investi leur fond de pension), etc.

Les membres de la population sont comme des enfants qui ne veulent que jouer, manger du dessert et se coucher quand ils n’en peuvent plus.

Pour assurer le bien être d’un enfant, il faut un bon parent qui ne lui demande surtout pas son avis, et qui est au contraire là pour l’encadrer et lui dire quoi faire. Plus le lien de confiance sera grand entre un enfant et un parent (ou un tuteur), plus l’enfant sera prêt à sacrifier des instants de plaisirs égoïstes pour passer en mode “création” ou “avancement”.

Il nous manque peut-être ce lien de confiance avec notre classe politique. Il est toutefois difficile de faire confiance quand la “grande personne” n’a pas beaucoup de conviction….

A la fin nous cherchons peut-être tous à devenir des héros pour remplacer ceux que nous avons perdus…

27 juin 2007

Ah, mais s’il y a une piastre à faire par exemple!

Le Québec, le reste de l’est du Canada et les états de la Nouvelle-Angleterre considèreraient mettre en place une bourse  régionale du carbone.

Je suis peut-être le seul à penser cela, mais je ne crois pas que la mise en place de telles bourses du carbone aide la cause de la planète. Non seulement je réitère mon opinion à l’effet qu’il serait prioritaire de mettre en place des mesures, non pas pour contrer le réchauffement climatique, mais pour minimiser ses effets sur les populations (quoi que des scientifiques nous annoncent que nous entrions dans une phase “froide” du cycle naturel de notre soleil qui aurait plutôt tendance à refroidir notre planète), mais je crois de plus que la mise en place de telles bourses auraient pour effet 1) de déresponsabiliser et de déculpabiliser les compagnies et les pays polluants et par le fait même 2) de contrecarrer les efforts (relatifs) des pays qui surpassent leurs objectifs de diminution de rejets de GES.

Non pas que je mette en doute le discernement de mes lecteurs assidue, mais pour le lecteur occasionnel qui pourrait être moins bien pourvu en coco que mes abonnés, permettez-moi la précision suivante. Mon opinion négative quant à ces bourses du carbone ne touche pas les programmes dits de compensation, par lesquels un citoyen ou une entreprise compense par une action concrète ses émissions de GES.

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