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28 décembre 2007

Boules de Noël… occidentales!

Je me permets une petite pause dans mon conte de Noël annuel pour attirer votre attention sur un article du numéro de décembre 2007 du périodique américain Details intitulé « Enough Already with the Fake Tits ».

L’auteur, Tony Hendra, défend la thèse selon laquelle les femmes qui se font refaire les seins (il surnomme les seins en siliconnes des « über-boobs ») ne le feraient que pour les hommes (évidemment certains diront), et ce, attention, incluant celles qui se font refaire la poitrine prétextant qu’elles ne se sentent pas bien dans leur peau. Selon Hendra, ces dernières se sentiraient ainsi seulement à cause de l’image que leur projettent les hommes sur elles-mêmes.

J’aime particulièrement l’image finale suivante utilisée par l’auteur pour illustrer son propos (ma traduction): « Les über-boobs seraient l’équivalent occidental… du burka. »

15 septembre 2007

Montréal, Stade Olympique, 14 septembre 2007 – Genesis

Il s’agit du premier spectacle d’une série de trois… Un alignement de planètes qui n’arrive qu’une seule fois dans une vie. Trois des groupes les plus importants de mon enfance… de mon adolescence… depuis le début de mon existence serait-il plus juste de dire, sont à Montréal cette fin de semaine, et ce, par un pur hasard. Trois groupes qui ont en commun de faire (au moins à temps partiel) de la musique un peu plus complexe que la moyenne, de la musique intense, … du progressif (ou « prog » pour les connaisseurs et malheureusement ceux-ci étaient perdus dans la foule du stade ce vendredi…).

Donc… vendredi soir: Genesis, les dinosaures hybrides (mi prog/mi pop) de retour dans le cadre d’une tournée de seulement quelques villes choisies sur le volet. Je dois être honnête et vous dire d’entrée de jeu que des trois groupes en question, c’est assurément ce groupe qui est le plus « derrière moi ». Est-ce pour cela que j’ai trouvé le spectacle correct sans plus? Peut-être en partie… Mais assurément plus à cause de l’audience! J’y reviens ne vous inquiétez pas.

Techniquement, le spectacle est sans reproche. La scène est spectaculaire, les éclairages et l’écran (aller voir sur Internet) tout à fait originaux, recherchés et efficaces et les musiciens sans reproches. Mais alors…. Quel était le problème?

Un des problèmes, c’est qu’il n’y a que Phil Collins qui se démène pour que le courant passe. Bien entendu, on ne peut demander à Tony Banks de bouger autre chose que ses mains, ni même de sourire, il ne l’a jamais fait en 40 ans… (si jamais un des 34 000 incultes qui assistaient au concert lit cet article, il s’agit du claviériste, celui qui était assis… sur scène… durant tout le spectacle). Mais on s’attendait à plus de « façon » de M. Rutherford et à plus de chimie entre les musiciens.

Mais la source ultime du manque de complicité (et je ne parle pas ici de bruit) entre la foule et les musiciens, et j’ai semé un indice en les surnommant de dynosaures « hybrides », c’est qu’au fil des ans, Genesis qui a connu de plus en plus de succès populaires grâce à des hits et en se créant un répertoire hybride, s’est également créé un public hybride. Certains étaient venus vendredi écouter principalement les pièces longues plus complexes et d’autres étaient là pour danser aux sons des succès radio…

Il était évident hier soir que Genesis tentait de plaire aux deux groupes, mais malheureusement ainsi cassait à tour de rôle le rythme de chacun. La séquence des pièces était un foullis, du moins pour un fan du catalogue complet comme moi. Pas de belle progression, juste une série de coïts interrompus…

Et cette foule inhomogène… Ouch!

Pas d’impact vous dites?

Après 45 minutes, j’avais les 2 pieds dans la bière et après 1h15, je ne pouvais m’asseoir dans le fond de mon siège qui lui aussi en était rempli. Sans compter les nombreuses danseuses « sur le party » et tous ces spectateurs dans la cinquantaine qui sortaient visiblement pour la première fois depuis plusieurs mois (années?!)! Ah oui!, j’oubliais de vous dire que j’avais un finalement pas si bon billet que ça, dans les premières rangées de la deuxième meilleure section du parterre… cordé serré serré à côté du maximum de gens possible pour qui Genesis à la résonance « party années 80″ et non « trame sonore de leur jeunesse ». Résultat: réponses décalées aux réactions du band et, ils ne nous le diront jamais dans leur grande politesse britannique, mais la pire foule de la tournée j’en suis convaincu.

Cette vague donc qui porte un groupe, qui nourrit une foule et qui la rend en parfait synchronisme avec les musiciens jusqu’à créer l’harmonique n’a pas eu lieu vendredi soir au stade. À la place, un gros party de défoulement d’ados quinquagénaires au son du bande d’école le plus cher de l’histoire.

Non, on ne m’y reprendra plus dans ces foules hybrides. Ce soir, je me dirige confiant au Centre Bell où a lieu la première ronde de la bataille entre Rush et IQ, tous les deux des monstres à une seule tête… et à des auditoires beaucoup plus homogènes… :-)

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