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8 octobre 2008

Aparté

Il y a de ces articles qu’on se demande pourquoi on écrit. Surtout quand il nous reste des caricatures à pondre, idéalement avant les élections, qu’on laisse en suspend une histoire depuis bientôt 2 mois, et qu’il y plus excitant à écrire que ce qui suit.

Mais justement, quoi de mieux pour exposer mon problème qu’en faire la présente démonstration. Car non seulement, je me laisse tenter par de nouveaux projets d’articles à écrire comme je me laisse séduire par l’appel de nouvelles lectures, mais ces même lectures engouffrent le moindre des plages libres qui s’offrent à moi pour que je puisse m’offrir à vous. Vous verrez. 

Loin de me buter à la page blanche (que je n’ai encore jamais rencontré), le flot de mes intérêts virtuels ne cesse plutôt de m’éloigner de ce que je n’ai encore su routiner. Car étant pathologiquement affligé, entre autre diront certains dont mon bon ami Marc, du syndrome de complétude, je systématise certains aspects de ma vie, et fait l’erreur d’ajouter à ma tâche, appelé que je suis par le plaisir, mais malheureusement toujours happé par le l’habitude (l’un n’empêche pas l’autre heureusement).

Le contexte

Ma profession m’extrait du plaisir gratuit en moyenne 50 à 55 heures par semaine.

J’essaie d’être relativement présent auprès des miens (incluant 3 enfants). Je travaille de la maison et ai fait la promesse, depuis un petit bout maintenant, que mes semaines de travailleur autonome ne compteraient que cinq jours et demi.

Comme la moyenne des gens, je regarde un peu de télévision, et quelque fois un film. De plus je suis un dassidu des matchs de mon équipe favorite à la télévision, de même que des Grand-Prix de F1.  

J’essaie d’ajouter à ma routine un minimum d’activité physique (à moins d’impondérable).

Jusqu’à présent, on ne peut pas dire que je m’ennuie. Je ne m’en plain pas d’ailleurs, je ne fais que m’expliquer.

Le cas

Mon problème est le suivant: trouver du temps pour lire, surtout des romans. J’adore lire des romans. Malheureusement, je n’ai plus le temps. Non pas pour les raisons énumérés précédemment. Mais parce que j’aime également lire des essaies et les essaies étant souvent plus d’actualité, ils accaparent mes premières minutes libres… quand il m’en reste. Car vraiment, je ne lis que trop peu de livres tout genre confondu. Oh, bien entendu, je vais réussir à en finir en moyenne une quinzaine par année, mais ma lecture de périodiques, de part la nature récurrente et habituelle de cette activité, se doit d’être terminée avant que je puisse gouter au plaisir d’un livre (j’exagère à peine).

Les périodiques… oh là là… Quel danger! Ça ne cesse jamais de revenir.

Bon, il y a premièrement les divers abonnements électroniques quotidiens. C’EST LA PRIO-RI-TÉ. S’il y avait des périodiques qui sortaient aux heures, ceux-ci deviendraient ma priorité, mais puisque ma source d’information la plus fraîche est quotidienne, je me refuse à lire un mensuel par exemple si le quotidien n’est pas réglé. Eh! C’est ainsi dans ma tête. Retourner voir le titre un peu plus haut: LE CAS.

Si, après ma journée ou ma semaine de travail et après avoir consacré le plus merveilleux temps qui soit avec mes proches, il me reste du temps, et après avoir fini la lecture des quotidiens, il me reste à choisir entre un périodique hebdomadaire et un livre. J’ai bien écrit hebdomadaire, car il est hors de question de m’attaquer ou de continuer ma lecture d’un mensuel si mes hebdomadaires ne sont pas terminés. Heureusement, je ne lis que deux hebdomadaires…

S’il reste du temps à la semaine (avant l’arrivé des nouveaux hebdomadaires), alors et seulement alors, je peux m’attaquer à l’un de mes trois mensuels.

Je ne suis tout de même pas si fou (…), et je me permets l’accès aux livres quelques fois, à moins que je ne sois en retard et que j’ai en ma possession deux numéros d’un même périodique mensuel. J’ai mis « livres » au pluriel car j’ai pris au fil des ans la mauvaise habitude de lire plus d’un livre à la fois. Je n’ai pas vraiment le choix, sinon j’aurais quelques fois le même livre sous le nez pendant plus d’un an. Il se peut qu’il ne s’agisse pas là de la seule raison.

Si mon système lectoral se limitait à ce qui précède, je crois que je m’en sortirais sans trop de séquelles. Malheureusement, ma routine comprend également la lecture de comics (genre super-héros), qui non seulement ajoute 6 à 7 titres mensuels (sans compter les numéros hors-séries et tous les autres pièges à geeks), mais je me suis de plus convaincu que je me remettrais graduellement à jour en relisant certains anciens numéros.

Ah oui, j’oubliais, mon travail m’oblige à lire régulièrement pour me tenir à jour… Et j’ai ajouté une nouvelle corde à mon arc (qui commence drôlement à fausser): j’ai redécouvert le plaisir du jeu vidéo.

Tout cela, ainsi que bien d’autres activités remplissant ma vie, se fait dans le bonheur. Je crois que j’ai choisi de systématiser mes lectures pour ne pas devenir fou devant certains de mes besoins. J’ai ainsi des buts, un minimum à atteindre. Je pose une clôture autour de mon passe-temps préféré. Cela peut paraître dépourvu de spontanéité, mais la spontanéité me trainerait vers le bas, vers un peu plus de neutralité neuronale.

En attendant, ce texte n’a pas fait avancer ma cause, ni même aucune cause d’ailleurs. Il ne se voulait, pour vous qui avez trouvé une façon de me routiner, que ma version d’un billet du médecin pour mes nombreuses absences.

 

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