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21 janvier 2008

L’avion s’écrase au sol avec à bord des morts-vivants!

C’était hier au souper. Nous nous retrouvons toute la famille dans une chaîne de restaurants (non, pas de fast-food…) que les enfants apprécient particulièrement. À la fin du repas, notre serveuse nous amène la note et fait du même coup une nouvelle victime: le restaurant! Elle sort son sabre et se fait hara-kiri: « Avez-vous la carte Air-Miles? », demande-t-elle. Bang!

Je me sens de plus en plus comme dans un film de George Romero. La question étant: Y aura-t-il des survivants?

Voici mon scénario futuriste:

Nous sommes en 2015 (il faut tout de même que je laisse une chance à MON virus de se propager) et la première certification « paix totale » ou « sans sollicitation » vient d’être octroyée. C’est un restaurant de la rive sud de Montréal qui reçoit l’honneur. Les propriétaires de celui-ci refusent toutefois d’être nommés dans ce reportage, par principe. Ses clients pourront y manger en ayant l’assurance de ne pas être sollicité par aucun programme de récompense quelconque et aucune publicité n’est affichée dans l’édifice, ni à l’extérieur. Évidemment, les menus sont aussi exsents de toute marque de commerce ou autre de ces signes qui nous envahissent de plus en plus. Pour y avoir mangé hier soir, je peux vous avouer que l’expérience est plus que zen. Il se dégage de ce commerce une douce énergie régénératrice qu’on avait oubliée depuis longtemps.

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En passant, tentant toujours de BOYCOTTER Jean Coutu pour les mêmes raisons, je suis toujours à la recherche d’une nouvelle bannière pharmaceutique. J’ai appris que l’une nous demandait la carte « Optimum » et une autre acceptait la carte « petro-point » (non là je blague…).

SVP, aidez-moi! Si vous connaissez une chaîne de pharmacies qui ne demande aucune carte à la caisse, avisez-moi.

19 janvier 2008

Queue-Touffue – Première Partie

Queue-Touffue surveillait Blanche et Espoir du coin de l’oeil, pendant que les deux autres rejetons de sa dernière portée, Boulot et Mat, étaient blottis auprès d’elle en train de téter. Cela faisait à peine quelques semaines que les quatre chatons meublaient chaque minute de son existence et déjà Queue-Touffue les sentait avancer avec de plus en plus d’assurance vers de nouveaux apprentissages et surtout devant l’inconnu. Il y avait bien entendu l’effet de meute, où le courage de l’un ou l’autre devenait disproportionné au côté de frèreau ou de soeurette, mais c’était surtout l’enseignement et la rassurante présence de leur douce maman qui garantissaient, du moins jusqu’à présent, une douce transition vers l’indépendance.

On croit à tort que les chats sont des êtres de liberté. Mais cette recherche de liberté n’a pour contrepoids que leur besoin de s’imposer une routine essentiellement oisive.

Les quatre petits de Queue-Touffue n’avaient évidemment pas pu acquérir cette « quête ultime » de leur maman; ça ils l’apprendraient seul, avec le temps. Pour l’instant, ils en étaient encore à la base, c.-à-d. à l’apprentissage de la toilette, de la chasse, de la bienséance lors des repas et surtout au respect de la discipline. Évidemment tout ceci se faisait par l’exemple principalement, mais il fallait encore trop souvent que l’autorité maternelle étouffe les flammes chaotiques allumées par des tisons d’espièglerie.

Ce soir-là, alors qu’elle venait tout juste de réussir à coucher sa portée, Queue-Touffue aperçue Grisette sortir de la grange en tentant visiblement de ne pas attirer l’attention des autres chats qui ne seraient pas endormis. Grisette était la seule chatte du coin à ne jamais avoir eu de portée. Même que les chats ne tournaient plus autour d’elle depuis plusieurs années. C’est ainsi que Queue-Touffue ferma les yeux, mais seulement à moitié, espérant épier le retour de la Grisette.

Ce fut plutôt Blanche, et un de ses fréquents cauchemars qui la réveilla. Heureusement, et juste à temps, car elle vit du coin de l’oeil la vieille chatte grise qui rentrait en catimini. Le soleil se devinait à peine à travers les bardeaux ajourés de la grange. Malgré la distance et la pénombre, elle remarqua que Grisette tenait entre ses pattes un morceau de tricots. Queue-Touffue, replia tranquillement sa tête entre ses pattes pour feindre le sommeil. 

Au petit matin, pendant que ses chatons buvaient à ses mamelons, Queue-Touffue tentait d’épier Grisette dans le but de découvrir quelle utilité elle pouvait bien tirer du butin qu’elle avait ramené la veille ou du moins observer un comportement différent qui lui donnerait un indice, mais en vain. La vieille chatte déambulait et se frottait ça et là comme à l’accoutumé. Et ainsi se déroula le reste de la journée.

Queue-Touffue se promit toutefois que la nuit venue, sa curiosité serait assouvie.

À suivre…

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