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15 décembre 2007

Isotope of our priority!

Grands remous sur les scènes politico scientifique canadienne et même médicale mondiale: le gouvernement canadien a dû présenter un projet de loi afin de forcer le redémarrage aussi rapidement que possible du réacteur national de recherche universel (NRU) des laboratoires d’Énergie atomique du Canada à Chalk River après qu’une pénurie mondiale de radio isotopes requis pour certains diagnostiques médicaux aie eu le temps de s’installer.

Pour avoir déjà connu relativement bien cette industrie, ma première réaction en fut une d’indignation devant le gouvernement conservateur. À l’instar d’un des membres de l’opposition officielle lors d’une récente période de questions, je me demandais: “Depuis quand notre Premier ministre était-il devenu un spécialiste nucléaire?”.

Puis, après réflexions, je me suis rappelé comment les “vrais” spécialistes évaluaient la sécurité d’une centrale nucléaire: en nombre d’années avant que la probabilité d’un accident survienne. Par exemple, en France, les réacteurs nucléaires sont conçus de manière à ce que la probabilité d’un accident soit d’un tous les 1 000 ans (désolé, je n’ai pas trouvé le chiffre correspondant pour les réacteurs canadiens). Ainsi, donc, si vous avez 1000 réacteurs nucléaires français dans votre cours, la probabilité que survienne un accident dans la prochaine année est quasi certaine.

Il est toutefois très important de considérer dans l’équation le nombre de morts ou de blessés suite à un tel accident. Il est en effet bien beau de calculer la probabilité d’occurrence d’un accident nucléaire, mais il faut également considérer l’impact d’une catastrophe sur l’environnement et la population.

Hors, le (beau) problème avec les réacteurs canadien CANDU par exemple est qu’ils sont conçus de manière à inclure des systèmes de protection montés en cascade (ou en profondeur). Par exemple, la forme des grappes de combustible est conçue de manière à confiner la réaction en chaîne à l’intérieur de celles-ci, la disposition des grappes maximise le transfert de chaleur, etc.

De plus, de nombreux systèmes de sûreté actifs et passifs sont prévus pour éteindre la réaction en chaîne à tous moment, incluant l’immense cloche de béton qui recouvre le réacteur et le système de vacuum qu’elle contient, tout deux servant à confiner tout gaz radioactif résultant d’un accident dans le bâtiment réacteur.

Bref, il peut y avoir des morts et des blessés suite à un accident nucléaire au Canada, mais ils ne devraient pas être très nombreux. Le problème, et s’en est un très beau pour les citoyens canadiens, c’est que les ingénieurs et les physiciens nucléaires canadiens, de même que les gestionnaires de centrales ont tellement comme seconde nature la sûreté des centrales nucléaires, qu’ils perdent de vue cette notion de probabilité d’accident et tentent à chaque instant de demeurer “by the book”, peu importe le contexte.

Au-delà de leurs cahiers de charges, ces schtroumpfs à lunette semblent avoir oublié que derrière leur murs de béton se trouvent des gens, des vrais personnes et non des probabilités, en train de souffrir, ou plus sournoisement dans l’attente d’un diagnostique pour une maladie qui, hier encore, était peut-être soignable… par radiothérapie!

3 décembre 2007

La pomme de terre pour contrôler son poids!

Un américain prétend avoir réussi là ou plusieurs ont échoué, c.-à-d. à réanoblir la pomme de terre et même à la rendre tout à fait santé!

S’inspirant d’un concours à la radio où les concurrents étaient invités à présenter une idée originale pour ”remodeler” (rendre à la mode) la pomme de terre dans nos assiettes, celui-ci a voulu inscrire sa présentation dans la nouvelle mouvance selon laquelle une perte ou un contrôle du poids s’obtiendrait simplement en cessant de manger lorsqu’on n’a plus faim.

Sa recette novatrice: faire cuire la pomme de terre entière (pelée ou nom) directement dans un poêlon à feu très doux (dans une huile santé évidemment). Avec ce mode de cuisson, il semble que lorsque la partie plus en périphérie de la patate est à point (sans être brûlée), la partie centrale est quant à elle encore dure et donc non comestible. La pomme de terre est alors retirée du poêlon et prêt à être servie. Pendant le repas, la pomme de terre est mangée jusqu’à sa partie non comestible et le reste est laissé de côté.

Selon le créateur, ces modes de cuisson et de dégustation de la patate ont trois avantages: 1) moins de pomme de terre est consommé sans s’en priver, 2) le consommateur prend l’habitude de ne pas terminer son assiette, et 3) la pomme de terre, qui est de moins en moins comestible à mesure que le repas avance, joue le rôle de frein aux appétits insatiables.

Personnellement, je vois 2 désavantages à ce mode de consommation de la pomme de terre: premièrement il est partiellement inefficace pour ceux qui mangent leurs aliments en séquence (par exemple finir son steak, puis tous les légumes, etc.) et deuxièmement, bien qu’à la maison on puisse récupérer chacun sa patate pour “re-cuisson” ultérieure, il m’apparaît évident qu’il y aura gaspillage (d’un autre côté, il peut être assez difficile de ne pas finir son assiette sans gaspiller…).

Sur ce, je vous laisse, il est l’heure du souper ;-).

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