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28 décembre 2007

Sapin de Noël – Deuxième partie

(Voir la première partie

- Dis-moi pas que t’es encore en train de perdre ton temps devant ton maudit ordinateur le gros? 

C’était la mère Noël. Il lui avait donné ce surnom depuis qu’il jouait le rôle du Père Noël dans un centre commercial, mais seulement dans son imaginaire tellement il la redoutait. Non, elle n’avait rien de maternel, ni surtout rien de ces qualités mievreuses associées au temps des fêtes… pas plus que lui finalement se dit-il. Mais lui au moins voulait se sortir de cette vie de chaudron comme il l’appelait. Il se sentait en effet depuis très longtemps comme dans un gouffre sans fond, avec au-dessus, en plus, un couvercle. Il aimait bien l’image… mais pas la situation.  Mais ce soir, le couvercle allait finalement sauter.

Comme d’habitude, il fit comme si la mégère n’existait pas et se concentra sur sa tâche, en espérant qu’elle n’allait pas trop lui tomber dessus d’ici à son départ.

Connecté à Internet il se rendit rapidement sur Facebook. Il vérifia sur sa boîte de messagerie qu’aucun des membres de son « groupe d’intérêt » ne s’était décommandé pour leur première rencontre qui devait avoir lieu ce soir. Ce qui importait c’était que Cécile y soit, surtout après tous ces efforts suite à leur rencontre sur le réseau grâce à un ami d’enfance commun… La réussite de sa soirée et sa sortie du chaudron tenait à ce qu’elle soit présente à cette soirée.

Avant d’éteindre l’ordinateur, il imprima l’adresse de Cécile. Il avait trouvé ses coordonnées sans trop de difficulté au fil des réponses à des messages anodins lancés judicieusement sur le réseau. Avec toute l’information se trouvant sur Internet, il fut à peine plus difficile de connaître son revenu familial et c’est à ce moment qu’il décida d’en faire sa cible de choix! La chance fut d’apprendre que son mari était en voyage d’affaire pour encore les 10 prochains jours.

Afin d’éviter que la malchance, déguisée en Mère Noël, ne lui tombe dessus, il ramassa son chapeau de Père Noël et quitta en catimini sa chambre puis la maison. Cela le convaincue que, puisqu’il avait pu passer ce premier test avec succès, le reste de la soirée serait sans aucun doute du bonhomme de pain d’épice.

N’ayant pas de traîneau, il dut prendre la voiture pour se rendre au premier point de rencontre, où l’attendait Lupin un de ses deux complices.

- Mais où est Arsène? demanda notre Père Noël à son Lupin.

- Il m’a appelé pour me dire qu’il se décommandait. Qu’est-ce qu’on fait? On annule tout?

- Non, non, non! On annule rien là! lança notre zéro impatiemment. On est capable de faire ça à deux comme des grands. Viens-t-en!

Et c’est ainsi qu’en cette veille de Noël, Lupin, qui était affublé d’un costume de lutin, pris place du côté passager à côté du Père Noël, et ensemble, ils prirent route vers le domicile, ou plutôt le château, de Cécile.

à suivre…

Boules de Noël… occidentales!

Je me permets une petite pause dans mon conte de Noël annuel pour attirer votre attention sur un article du numéro de décembre 2007 du périodique américain Details intitulé « Enough Already with the Fake Tits ».

L’auteur, Tony Hendra, défend la thèse selon laquelle les femmes qui se font refaire les seins (il surnomme les seins en siliconnes des « über-boobs ») ne le feraient que pour les hommes (évidemment certains diront), et ce, attention, incluant celles qui se font refaire la poitrine prétextant qu’elles ne se sentent pas bien dans leur peau. Selon Hendra, ces dernières se sentiraient ainsi seulement à cause de l’image que leur projettent les hommes sur elles-mêmes.

J’aime particulièrement l’image finale suivante utilisée par l’auteur pour illustrer son propos (ma traduction): « Les über-boobs seraient l’équivalent occidental… du burka. »

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