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Pas facile de faire le tri parmi les méchants… | Retour | Critique fantastique!

18 juin 2007

La peur qui empêche d’avancer

Dans un article convainquant intitulé “Le retard économique du Québec” paru dans l’Édition du samedi 16 et du dimanche 17 juin 2007 du Devoir, Claude Séguin nous rappelle que le Québec se situe parmi les sociétés les moins prospères si on le compare au reste du Canada et aux États-Unis.

L’écart de 16% ($6300 par habitant) par rapport au reste du Canada s’expliquerait par une productivité moindre (machinerie, équipement et logiciel) et par une main d’oeuvre qui travaille moins d’heures et qui serait moins qualifiée.

Ça me rappelle il y a quelques années alors que je cherchais un livre de science (un classique de vulgarisation) dans une librairie. J’avais pour la première fois constaté que dans les librairies québécoises, les étagères consacrées aux livres scientifiques sont habituellement moins remplies que celles consacrées aux sciences occultes et à tout ce qui à trait au mystique. Il semble qu’en général, les québécois s’intéressent plus aux voyages astraux et à l’astrologie, qu’aux voyages spatiaux et à l’astronomie. J’y vois là une première bride d’explication à notre manque de productivité; difficile de s’intéresser au fonctionnement des machines et aux ordinateurs quand notre intellect est plus attiré par les fantômes!

Mais plus important encore, se pourrait-il que les Québécois soient encore marqué du fer du subalterne? Que des années de complexes face aux ”patrons anglophones” le paralysent devant l’idée, non pas de seulement de retrousser ses manches, mais de brancher son ordinateur, de sortir sa calculatrice, d’affronter le banquier et de tenter lui aussi d’entreprendre? Ou tout aussi puissamment de mettre l’épaule à la roue et de valoriser son travail, travail qui servira à parfaire l’efficacité collective. 

Il semble que “le patron anglais” a bien été établi et maintenant sa suprématie est telle que nous n’osons même essayer de peur de ne pas être premier, puisque nous croyons, dans notre inconcient collectif, que cette place nous est interdite. Nous préférons arriver second par choix, par une philosophie que nous nous sommes tricotée d’une peur infantile de l’échec.

Nous nous replions vers l’oisiveté et la contemplation et nous nous sommes créé des mondes magiques pour nous complaire dans la facilité, ramollis que sont nos cerveaux d’avoir été paternisés et asservis.

Il est maintenant temps de capitaliser sur nos forces et de TRAVAILLER sur nos faiblesses.

Il est grandement temps de vaincre nos démons et de faire le grand saut.

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