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29 juin 2007

AvéassédéCesariaÉvora!

Non mais…! Quel plaisir l’été de se retrouver sur une terrasse d’un bar ou d’un resto au soleil mais sous un parasol protecteur avec l’être cher ou avec des amis pour déguster un délicieux nectar! Il résulte de ce cocktail symbiosé (j’inclus ici les amis, le soleil, etc.) une anti-quête servant à nous faire perdre tout sens du temps qui dépasse, de nous faire exalter d’allégresse, de nous faire oublier que loin de nos êtres se trouve peut-être (sûrement) un ensemble infini dont le quantum ne peut que disparaître selon l’humeur voisin d’un saut vers l’eau-deça-de-lit-moilou… Enfin, vous voyez ce que je veux dire.

Mais tout bonheur est par définition à la fois bien fragile et tout à fait éphémère. 

En effet, trop occupé qu’il est à nous servir avec toute sa candeur et sa cervoise, le propriétaire du bar/resto ne sait que trop rarement ce qui est à la page, sauf ce qui est sur son menu, et donc malheureusement ce qui vire du jaune au rouge sur l’autoroute du bon goût.

Il avait entendu, il y a de ça quelques années, qui lui paraissent quelques semaines tellement les zigzags de ses serveurs relativisent la vitesse de ses lumières musicales, une jeune artiste dont il a oublié qu’il n’a jamais su les origines, et dont la musique chaude et suave s’était-il promis de vérifier, décorait sûrement sa terrasse et les oreilles de ses consommateurs et les ferait donc probablement consommer plus que Dido, Garou et J-Lo.

Comble de notre malheur, notre « kitch »-(en)-aid averti a bien entendu la dite jeune artiste la même année d’il y a de ça quelques années chez un aussi allumé confrère (à l’époque), ce qui a eu pour effet de nourrir sa conviction comme celle dudit confrère que la jeune artiste valait la peine d’être jouée et pas à peu près je vous le promets. Les deux proprios, avec bien d’autres entraînés dans ce qu’on appelle une mode, ont décidé sans se consulter pour la plupart je présume et je l’espère, de faire jouer la jeune artiste suave ad nauseam avant même que l’on ait trop consommé. Quelle tristesse!  

C’était en 2001, soit déjà quelques années après que les bars et restos branchés ne fassent plus joués que très rarement, pour ne pas dire très normalement sur leur terrasse madame Évora car c’est de elle dont il s’agit ici, le lecteur perspicace, d’autant plus attentif à mes titres l’aura perspicacé.

Le problème, et voilà le punch, et malheureusement non, il ne se boit pas sur une terrasse, notre heureux hôte terrassier, de même que ses amis de la confrérie des dépassés ont réussi à transformer ce qui aurait pu devenir un classique en de la « musak de terrasse ». Et oui, je sors le gros mot; ils ont rendu madame Évora quétaine. Qui aurait pensé juxtaposer ces deux mots il y a quelques années?!

Puisque le quétaine est très à la mode cet été (vous pouvez la relire 2 fois celle-là), je vous propose un jeu des plus quétaines. À chaque fois que vous allez sur une terrasse et que vous entendez Cesaria Évora, vous vous commandez un « Bloody Caesar » et le buvez à la santé de la chanteuse… ou de la mienne ;-).

Santé!

27 juin 2007

Le bonheur est dans les(le) Détails

L’édition juin/juillet 2007 de l’excellent magazine américain Details inclut les 10 règles pour bien paraître de Donatella Versace.

Je reproduis ici sa règle no. 3, dont j’ai depuis longtemps fait un de mes principes de vie:

« I just designed the livery for a Lamborghini and I’m told this machine is a real object of male desire. But true luxury is about the best of everything. Don’t cut back on the little things – great coffee, a good novel, a wonderful aftershave. »

Quand on le peut, n’est-il pas préférable de se dorer le quotidien que de se priver pour vivre des moments extraordinaires ponctuels comme par exemple voyager et se payer des objets très luxueux.

En tout cas, telle est ma philosophie.

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