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28 mai 2007

Cupide-donc!

Le gouvernement Charest a décidé d’aller de l’avant avec son engagement de diminuer les impôts.  Avec ce geste, notre Premier ministre croit peut-être capitaliser sur la cupidité des québécois en s’assurant au passage un maximum de capital politique à court et à moyen termes.

En fin stratège, notre cher Premier ministre, qui a bien compris (pour une fois…) qu’il ne sera jamais réélu lors de la prochaine élection, a décidé avec ses baisses d’impôts, de faire porter le fardeau des inévitables hausses d’impôts (ou baisses de services) au prochain gouvernement, tout en séduisant un certain groupe de la population pour qui le “tout-de-suite-SVP-je-me-fous-de-demain-de-toute-manière-je-n’y-comprends-rien” est de plus en plus la devise.

Si le gouvernement est renversé, il pourra dire aux électeurs qu’il voulait tenir les promesses sur la base desquelles il a été élu, que les autres sont à blâmer, qu’il avait mis dans le budget de toute manière ce que l’ADQ avait demandé, etc. Mais le hic, c’est qu’il n’agit pas comme un le chef d’un gouvernement qui a peur de se faire renverser; il croit que les deux autres chefs bluffent.

Afin de valoriser notre démocratie et des principes plus hauts que le “tout-de-suite-SVP-je-me-fous-de-demain-de-toute-manière-je-n’y-comprends-rien”, moi ça ne me dérangerait pas d’utiliser de mes taxes et de retourner en élection cet été… si les deux autres chefs continuent de se tenir debout…

À moins que les Libéraux nous présentent un nouveau budget (fidèles à leur habitude de revenir sur leurs décisions)…

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