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31 mars 2007

Psychanalyse d’un peuple

Projection: La projection est un mécanisme de défense décrit par la psychanalyse. Il s’agit d’attribuer à autrui, ou à un objet, une qualité qui est sienne. Il s’agit en général d’une particularité négative, typiquement de la haine. La projection peut être paranoïaque (délire paranoïaque) ou schizophrénique (hallucination, délire). Il s’agit d’un mécanisme psychotique mettant en jeu le processus primaire. (Source: Wikipédia)

Commençons par un exemple patent de projection qui est plus évident que celui qui suivra et qui permettra donc de mieux préparer mon sujet principal. Il s’agit premièrement de la chasse aux phoques tel que perçue par plusieurs américains.

Depuis plusieurs années, les américains se sont enlisés dans des guerres que plusieurs, comme la majorité des québécois, jugent injustifiées. Il s’en suit de nombreux morts, tant de leur côté que chez l’ »ennemi ». Se croyant légitimes, certains américains semblent trouver l’équilibre en projetant leur barbarie sur d’autres, en l’occurrence sur les canadiens qui massacrent des pauvres petits phoques sans raisons… (J’espère que mon sarcasme est apparent.) « Nous ne sommes pas des barbares! Mais regardez le sang qu’épande les canadiens sur la neige blanche..!

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De retour au Québec maintenant où un gouvernement minoritaire vient d’être élu…

Le Québec est sans aucun doute une société distincte. On n’a qu’à penser à la place unique qu’occupe sa culture en Amérique (cinéma, littérature, télévision, etc.), à ses positions sociales (ouverture face au mariage de conjoint de même sexe, tolérances face aux drogues douces, pionnier en matière d’accès universel aux soins de santé, etc.), sa géographie particulière, sa langue, etc.

Plusieurs de ces différences, que je voie personnellement comme des avantages, ont commencé à disparaître à mesure que son poids démographique diminue dans le Canada.

Le Canada est constitué majoritairement d’un autre peuple qui continue de grandir et de prospérer en s’appuyant sur des intérêts et des valeurs qui, l’histoire nous l’a démontré à maintes reprises, sont souvent différentes de ceux des québécois. Le Canada compte sur deux atouts pour nous traîner avec lui dans ses projets: 1) espérer et tout faire pour que nos différences s’amenuisent avec le temps et 2) nous donner des petits cadeaux pour nous faire oublier à quel point on n’a pas envie d’aller à la même place.

Pour nous assimiler (point 1), ils ont l’aide des américains avec qui ils ont déjà plusieurs points en commun (et nous aussi avouons-le sans honte) et contre qui nous avons déjà beaucoup de mal à nous battre (Wal-Mart, McDo, place privilégiée au secteur privé, monopole, etc.). Le Canada atteint sa cible grâce à son deuxième atout, principalement parce que les québécois manquent de vision et préfèrent égoïstement bâtir pour eux au lieu de bâtir pour leurs petits enfants.

En résumé, le peuple québécois voit ses valeurs et sa culture disparaître tranquillement (surtout inconsciemment) principalement donc parce qu’il endosse trop souvent des choix qui lui sont imposés sournoisement et avec de l’argent.

Pour revenir à la dernière élection, je crois que l’un des points tournants de la dernière campagne électorale a été le fait que l’ADQ a rapidement capitalisé sur l’affaire Hérouxville et sur la grogne des québécois en matière d’accommodements raisonnables. Je crois également que les deux partis qui ont su promettre de l’argent à court terme au québécois ont eu le plus de succès (par exemple: $100 par enfant par semaine ou argent supplémentaire du fédéral qui servirait à baisser l’impôt des particuliers).

Incapable de voir qu’ils se font acheter, les québécois ont plutôt projeté leur crainte de perdre leurs valeurs et leur culture sur une infime minorité d’immigrants radicales ou extrémistes.

(C’est drôle, on revient encore à mélanger les ingrédients « argent » et « ethnie » dans le débat identitaire québécois. Faudrait vraiment pousser la psych-analyse plus loin.)

Par analogie, apprenons de l’expérience que nous avons nous même fait subir aux premières nations, qui se sont laissées acheter par les blancs suite à de nombreux traités et se retrouvent maintenant dans des situations sociales et économiques précaires. Je ne suis pas non plus convaincu que leurs cultures, si riches et empreintes de si belles valeurs, survivront encore longtemps au-delà de la simple curiosité.

Les québécois sont tranquillement en train de devenir « tout simplement » des canadiens qui consommeront de plus en plus de culture américaine, qui laisseront de plus en plus de place à l’entreprise privée dans les services aux citoyens (assurances médicaments, voiries, soins de santé, sécurité publique, etc.), qui démoliront les belles structures (coûteuses mais combien plus justes socialement) qui permettent de mieux répartir la richesse (ex: commissions scolaires), qui penseront au profit avant le développement durable (sables bitumineux vs énergie verte), etc. (plus…)

24 mars 2007

Jour d’éRection

Après une trop longue attente, le grand jour était enfin arrivé.

Durant le dernier mois, il s’était fait un devoir de sonder ses propres besoins.

Puis évidemment, il était allé consulter les pages Internet des divers partis.

Sa santé étant SA priorité, il avait pris l’habitude, non sans regret, de détourner son regard des plus jeunes candidates.

Son choix s’était donc finalement arrêté sur une femme d’expérience.

Celle-ci tentait un retour dans ce monde ingrat après un long congé de maternité.

Même s’il se savait ainsi politiquement incorrect, il espérait que le soir venu (avec lui) elle allait rentrer.

Mais, coup de théâtre de dernière minute: sa candidate venait de se désister; sa vie familiale étant pour elle SA priorité.

Inévitable fin pour notre héro après tant d’expectatives, il se retrouva seul dans un isoloir à mettre une croix sur ses projets… en imaginant se faire fou**er.

 

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