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24 février 2007

Escalader l’Everest

Nous avons reçu beaucoup de neiges en début de semaine. Cela a poussé certains qui travaillent déjà fort (la plupart d’entre nous) à travailler encore plus, mais certains autres qui semblent plus poussés vers la contemplation de nombril à travailler encore moins fort… comme par exemple ma factrice.

Lundi, l’accumulation au sol était apparemment beaucoup trop importante pour que celle-ci escalade les 2 pieds de neige qui sépare son automobile (qui se paye probablement tout seul à même nos taxes) aux boîtes aux lettres se trouvant sur son parcours. Il n’y a donc pas eu livraison de courrier dans mon voisinage lundi. Ce n’est probablement pas de sa faute, sa convention collective lui interdisant probablement de livrer le courrier lorsque lesdites boîtes postales ne sont pas déneigées. J’évalue de plus à 0,243% la probabilité qu’elle se blesse légèrement en escaladant la montagne devant la boîte postale. (En y repensant, je me trouve plutôt irresponsable, car j’ai tenté l’escalade périlleuse pour vérifier si j’avais reçu du courrier (plutôt important dans mon travail le courrier en passant) en oubliant que j’étais travailleur autonome et seul pourvoyeur d’une femme enceinte et de 2 enfants et, comble de malheur, sans convention collective pour me donner la permission d’aller me reposer quelques semaines pour un petit rhume…).

Le lendemain, je suis optimiste car on est venu dynamiter la montagne de neige devant ma boîte postale. Surprise, madame ne s’y rend toujours pas. Ma courageuse épouse qui avait eu vent du scandale par mon bouillonnement croisa par hasard l’orophobe. C’est ainsi que nous avons appris que notre factrice avait décidé d’alléger son trajet après qu’on lui ait dit que certaines boîtes, dont la nôtre, ne seraient pas déneigées. Pourquoi risquer d’amener quelques lettres et colis pour rien et ainsi devoir les ramener. C’est déjà tellement difficile livrer du courrier (sans compter tous les à côtés désagréables comme les longues vacances, le fond de pension, etc.).

En parlant de manque d’effort…Euh Hum.., hier j’étais en train de payer à la caisse dans un point de vente d’une grande chaîne (vous permettrez que je ne lui face pas de publicité, déjà qu’elle ait un monopole), quand le grand flanc mou me demande de glisser moi-même la carte que je venais de lui tendre pour payer. Glisse-la toi même la carte… que je me suis dit dans ma tête. Tout de même, je ne voulais pas trop le sortir de sa torpeur… Non mais (sans blogue ;-) ), j’était tout seul, pas à la caisse, dans le MA-GA-SIN! (C’est un avantage d’être travailleur autonome, quand on peut, on évite les heures de pointes.) Lui ne faisait rien d’autre que de se tourner les pouces avant que j’arrive, ce qu’il s’est empressé de recommencer à faire dès que j’ai repris ma carte!

Même chose à la banque (NATIONALE). Quand on est propriétaire d’une entreprise comme moi et qu’on a le privilège d’avoir un compte commercial et de payer beaucoup plus plein de tas de frais de gestion de bla bla de toute sorte, on a en plus le privilège de devoir remplir nous même les pitis bordereaux de dépôt quand on a le malheur de devoir faire des dépôts au comptoir (vive le guichet!). Et bien, moi je me présente au comptoir habituellement quand il n’y a personne en succursale. (C’est un avantage d’être travailleur autonome, quand on peut, on évite les heures de pointes.) Croyez-le ou non, malgré que la dame et ses collègues n’aient à ce moment rien à faire en m’attendant, qu’il n’y ait de plus personne derrière moi, malgré tout cela, elle me demande (et ce n’est pas la première fois) de remplir mon bordereau de dépôt moi-même, pendant qu’elle continue à se tourner les pouces. WOW!

Trois exemples parmi tant d’autres ou certains de mes concitoyens ont mis leur discernement de côté au profit de règles pré-établies qui n’avaient aucune raison de s’appliquer… et de leur paresse.

Ce n’est pas que j’en ai contre ceux qui ont décidé de travailler moins… mais pas quand c’est moi qui paie.

Il ne faut pas oublier qu’en échange de l’argent que l’on reçoit, il doit y avoir un travail et que ce travail doit être fait au service de nos concitoyens et non seulement de notre propre compte de banque.

On parle d’infrastructures à rebâtir, de dette à rembourser, de soins de santé à améliorer, d’un pays à construire. La seule façon d’y arriver c’est que chacun en fasse un peu plus pour les autres. Réservons nos petits conforts pour nos soirées et nos fins de semaines et, au moins au boulot, faisons un petit pas de plus vers notre Everest.

18 février 2007

LU-MEL

Lumière apaisante, Lumière douce

Lumière chaude, Lumière vive

Tu te dresses, imperturbablement radieuse

Forte, tu n’as pas peur de te faire mère-veilleuse

Tes mille et une flammes sont autant les sources de nos soleils

Un phare, une force créatrice, une étoile…

Belle Lumière, tu es tellement de choses

Tu es avant tout cette nécessité, ce sans quoi tout serait noir

Et sans laquelle nos propres spectres seraient incomplets

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