20 janvier 2007
Lemmings, ou l’amnésie de l’eau
Les amateurs de jeux vidéo du début des années ‘90 se rappeleront sûrement de LEMMINGS (TM). Dans ce classique des jeux mêlant adresse et réflexion, des petits personnages sympathiques sont voués à une mort certaine si le joueur ne parvient pas à comprendre à temps le danger qui les guettent puis à en sauver un nombre suffisant pour passer au niveau suivant.

Pour ceux qui ne connaissent pas la référence, sachez que ce jeu est inspiré d’un animal du même nom apparenté au hamster dont on expliquerait les disparitions répétitives d’une grande partie de sa population par une propention au suicide collectif.
Sauf la référence au jeu vidéo, on pourrait relire ce qui précède en passant à l’HoHmme.
Que nous n’ayons pas venu venir les changements climatiques causés pas nos choix technologiques et nos habitudes de vies, c’est une chose. Que nous soyons lent à changer nos habitudes et à corriger nos erreurs commencent déjà à nous rapprocher dangeureusement des petits personnages du jeux Lemmings (pilotés par un joueur très malhabile). Mais que nous continuions à empirer le problème prouve que le QI d’un groupe (ici la population terrestre) est inversement proportionnel au nombre d’individus formant se groupe.
Le pire c’est que nous somme entrain de revivre une expérience de déni collectif avec LA ressource essentielle: l’eau (H-O-H).
Il est donc urgent que les peuples qui sont riches en eau, tels les Québecois, commencent à donner l’exemple en changeant rapidement leurs habitudes, incluant:
- minimizer les bains;
- diminuer la fréquence et la durée des douches (incroyable également que la plupart d’entre nous laissions encore couler l’eau pendant toute la durée de la douche… pensez-y!);
- minimiser les piscines privés (au Québec, c’est une honte!);
- utiliser des lave-vaisselles;
- etc. (d’autres trucs ici)
Suite au décès d’une de mes tantes, je me remémore les paroles du prêtre durant l’homélie: “L’HoHmme a besoin de croire. L’HoHmme a besoin de savoir qu’il y a quelque chose après la mort….”
Je me demande si de telles paroles incrustées au fond de nous n’ont pas finies par nous faire croire que nous étions immortels, que tout irait bien APRÈS… qu’on veillait sur nous. Peut-être que finalement nous oublions un peu de nous prendre en main.
Ou peut-être ne sommes-nous que des Lemmings, dont la survie passe inévitablement par le sacrifice de certains d’entre nous… tandis que dans la panique, à quelques pas du gouffre, les autres auront peut-être le temps de trouver des solutions.
C’est tellement pratique les jeux vidéo comme LEMMINGS; on peut toujours recommencer quand on se trompe.

28 janvier 2007 à 3:57 pm
Je suis habituellement en accord avec tes commentaires… pas cette fois ci.
En effet, selon moi, l’eau est un élément renouvelable… l’eau du bain s’en va à l’usine de filtration… de même que toutes les eaux usées domestiques.
Je crois qu’en environnement, le réchauffement de la planète est beaucoup plus à craindre qu’un manque d’eau, surtout au Québec. Donc tout ce qu’on peut faire pour limiter ce réchauffement est, selon moi, plus important que l’économie d’eau potable…
Bien entendu, je ne veux pas dire ici que nous devions commencer à vendre l’eau en vrac… mais on devrait se passer d’une balade en Mini plutôt qu’un bain… même s’il faut redéménager en ville!!!
M
28 janvier 2007 à 10:07 pm
La question n’est pas d’arrêter de se préoccuper du réchauffement climatique, mais de prendre conscience d’une autre problématique IMPORTANTE.
Comme il est mentionné dans le site suivant:
http://fig-st-die.education.fr/actes/actes_2003/margat/article.htm
“Il est temps de comprendre et faire comprendre que les ressources en eau sont un concept physico-économique et non pas seulement naturaliste, qu’elles sont à évaluer et non pas seulement à mesurer, qu’elles résultent de la conjonction des occurrences de la nature et de l’art et des moyens humains.”
Voir également:
http://www.cre-capitale.org/eco/pdf/capsules.pdf
En passant, je travaille de la maison et ne sort que très rarement (sauf pour aller visiter mes amis que j’aime et qui eux sont trop occupés pour venir me visiter) et ma conjointe s’occupe des enfants à la maison. Moins polluant comme choix que la plupart des gens qui sortent tous les DEUX pour aller travailler (même en transport en commun) ;-).