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28 janvier 2007

Syndrome de complétude

Je vous l’avoue candidement: j’ai le syndrome de complétude.

Bon je sais, après avoir lu ce qui suit vous allez sûrement me dire qu’il existe un terme médical à ma pathologie, mais puisque ce n’est déjà pas drôle d’en être affligé, je préfère qu’on ne me dise pas en plus des insultes. Bon, je vous explique.

Sauf exceptions, il m’est impossible de laisser ou de commencer une tâche ou une action en court d’exécution…

Prenons l’exemple d’un livre; il faut que celui-ci soit vraiment, mais vraiment mauvais pour que je me résigne à abandonner sa lecture. Je me rappele encore d’un roman à succès, aimé de tous, que je trouvais personnellement tellement mal écrit (certains diront qu’agissait là mon esprit de contradiction). Malgré tout, j’ai joué pendant longtemps à la patate chaude avec ce livre, ne pouvant me convaincre à ne pas le terminer. Finalement, j’aurais perdu moins de temps à le lire.

Toujours dans le domaine de la lecture, vous vous douterez que je ne suis évidemment pas du genre à feuilleter un magazine. C’est tout ou rien. Je suis donc abonné à quelques magazines que je lis d’un bout à l’autre. Je regarde même toutes les publicités.

Puisque de petites habitudes en engendrent d’autres, je lis toujours les périodiques par les extrémités en me déplaçant vers le centre du magazine (quelques articles au début jusqu’à ce que mon intérêt diminue, puis je repars de la fin vers le centre, etc.), mais ça c’est une autre histoire je suppose.

La télé maintenant. J’ai toujours trouvé mon épouse prodigieuse à prédire le déroulement des scénarios de films ou de séries télés. Avec le temps, j’ai compris qu’elle utilisait tout simplement ses années d’expériences à entrer en plein milieu d’une histoire et de tenter d’en reconnecter les brides afin d’en suivre le fil. Évidemment, moi, je n’ai jamais eu cette pratique. Je suis donc souvent perdu, même quand j’ai tout suivi depuis le début.

Les gens comme moi atteints du syndrome de complétude font de dangereux collectionneurs (dans le sens littéral du terme). Mais attention, il ne s’agit pas ici de collectionner des macarons ou des timbres (quoi que j’ai déjà collectionné les deux). Il s’agit, vous l’avez deviné, de collectionner des ensembles finis, comme par exemple des cartes à collectionner, ou de tout ce qui fait partie d’une série numérotée dont on peut s’approprier l’ENSEMBLE. Non mais ça prend une fin, sinon on devient fou! Com-plé-tu-de.

Heureusement avec le temps on apprend à tricher son syndrome et à définir des finalités moins restreignantes. Par exemple, je me satisfais maintenant à parcourir une version électronique d’un journal dans son entier tant que je lis au moins les grands titres.

De plus, on dirait que plus je vieillis, plus les symptômes s’apaisent. Peut-être que prendre conscience graduellement de ma propre finalité rends les complétudes moins rassurantes à mon inconscient.

Et il n’y a pas que des défauts qui accompagnent le syndrome de complétude. Au delà des tics, il y des bons côtés, de très bons même dans certains cas à avoir l’habitude de finir ce que l’on commence.

Permettez moi finalement de laisser un petit conseil à ceux comme moi qui sont atteint de ce syndrome: la meilleure thérapie est de se faire violence et de se forcer à

20 janvier 2007

Lemmings, ou l’amnésie de l’eau

Les amateurs de jeux vidéo du début des années ’90 se rappeleront sûrement de LEMMINGS (TM). Dans ce classique des jeux mêlant adresse et réflexion, des petits personnages sympathiques sont voués à une mort certaine si le joueur ne parvient pas à comprendre à temps le danger qui les guettent puis à en sauver un nombre suffisant pour passer au niveau suivant.

Pour ceux qui ne connaissent pas la référence, sachez que ce jeu est inspiré d’un animal du même nom apparenté au hamster dont on expliquerait les disparitions répétitives d’une grande partie de sa population par une propention au suicide collectif.

Sauf la référence au jeu vidéo, on pourrait relire ce qui précède en passant à l’HoHmme.

Que nous n’ayons pas venu venir les changements climatiques causés pas nos choix technologiques et nos habitudes de vies, c’est une chose. Que nous soyons lent à changer nos habitudes et à corriger nos erreurs commencent déjà à nous rapprocher dangeureusement des petits personnages du jeux Lemmings (pilotés par un joueur très malhabile). Mais que nous continuions à empirer le problème prouve que le QI d’un groupe (ici la population terrestre) est inversement proportionnel au nombre d’individus formant se groupe.

Le pire c’est que nous somme entrain de revivre une expérience de déni collectif avec LA ressource essentielle: l’eau (H-O-H).

Il est donc urgent que les peuples qui sont riches en eau, tels les Québecois, commencent à donner l’exemple en changeant rapidement leurs habitudes, incluant:

  • minimizer les bains;
  • diminuer la fréquence et la durée des douches (incroyable également que la plupart d’entre nous laissions encore couler l’eau pendant toute la durée de la douche… pensez-y!);
  • minimiser les piscines privés (au Québec, c’est une honte!);
  • utiliser des lave-vaisselles;
  • etc. (d’autres trucs ici)

Suite au décès d’une de mes tantes, je me remémore les paroles du prêtre durant l’homélie: « L’HoHmme a besoin de croire. L’HoHmme a besoin de savoir qu’il y a quelque chose après la mort…. »

Je me demande si de telles paroles incrustées au fond de nous n’ont pas finies par nous faire croire que nous étions immortels, que tout irait bien APRÈS… qu’on veillait sur nous. Peut-être que finalement nous oublions un peu de nous prendre en main.

Ou peut-être ne sommes-nous que des Lemmings, dont la survie passe inévitablement par le sacrifice de certains d’entre nous… tandis que dans la panique, à quelques pas du gouffre, les autres auront peut-être le temps de trouver des solutions.

C’est tellement pratique les jeux vidéo comme LEMMINGS; on peut toujours recommencer quand on se trompe.

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