.

19 novembre 2006

Prennons garde…!

Mercredi dernier ma conjointe, nos deux enfants et moi nous levons et déjeunons ensemble.
 

Bernadette (nom fictif) se lève et … on s’en fout.
 

Nous nous préparons selon un rituel plus ou moins ordonné et vers 8h30, ma conjointe et mes deux petits mousses me quittent pour la garderie (je travaille de la maison). Ils vont à la garderie à temps partiel car, de nos jours, c’est le seul endroit où ils peuvent trouver des amis avec qui jouer. (Dans notre voisinage, les deux membres de la plupart des autres couples travaillent et font donc garder leurs enfants…)
 

A cette heure là, Bernadette est assurément déjà arrivée à la garderie.
 

Vers 9h20 ma conjointe m’appelle de son portable pour me dire qu’elle a gardé notre fils de 2 ans avec elle. Ils feront donc les courses ensemble.
 

En effet, arrivée à la garderie, ma conjointe se dépêche de laisser notre fils à son éducatrice car ce matin, c’est cours de danse. Mais voilà, son éducatrice que notre fils aime bien (avec raison) n’est pas là aujourd’hui. Elle est remplacée par Bernadette…!
 

Selon ma conjointe, celle-ci était de présentation passable, assise sur une chaise sur le bas des reins à surveiller passivement les enfants… pendant que quatre petits bambins s’amusaient seuls, sans musique, sans lumière, sans participation de sa part, sans trop de stimuli quoi.
 

Non, il n’y avait pas question que notre fils s’accommode de Bernadette… même raisonnablement. Notre fils va à la garderie pour vivre des expériences qu’il ne peut vivre à la maison. Mais à son âge, une journée est trop précieuse et pour ne pas le « faire passer avec l’eau du bain » nous n’avons pas passé par-dessus nos préjugés.
 

Si je vous raconte ça, c’est que nous avons été témoins de quelques expériences de ce genre à la même garderie et avons entendu des histoires similaires à propos du même établissement ou de d’autres.
 

La question : Pourquoi y a-t-il tant de Bernadette dans le milieu des garderies, c.-à-d. des éducatrices remplaçantes ou permanentes non motivées et/ou incompétentes?
 

Bernadette était-elle fatiguée ce matin là? A-t-elle des problèmes personnels? Est-elle là par dépit? ON S’EN FOUT! Elle est payée pour faire un travail et un travail très très très important d’ailleurs.
 

Mais justement, les Bernadettes de ce monde sont-elles assez bien payées justement?
 

Il est intéressant d’utiliser les critères de Levitt et Dubner, les auteurs du Best-seller « Freakonomics » pour répondre à cette dernière question. Selon ces deux auteurs, les quatre critères suivant déterminent la rémunération d’un travail :
 

1.     Plusieurs personnes sont-elles prêtes et habilitées à effectuer le travail en question? Plus il y en a, moins le travail sera payant.
2.     Le travail demande-t-il des aptitudes ou des connaissances spécialisées? Plus c’est le cas, plus le travail sera payant.
3.     Le travail est-il déplaisant à effectuer (tâches ingrates, stress, responsabilités, etc.)? Plus c’est le cas, plus c’est payant.
4.     L’offre répond-elle à la demande? Si non, ça risque d’être assez payant.
 

Appliquons ces critères subjectifs au travail de Bernadette.


1.     Je crois que oui, plusieurs personnes sont habilitées à effectuer le travail d’éducatrice en garderie.
2.     À première vu, on serait porté à dire que non, qu’il ne faut pas d’aptitudes spécialisées ou spéciales pour ce genre de travail. Comment s’occuper d’enfants peut-il être si complexe? On ne parle même pas encore d’enseignement ici…! Et bien je crois que c’est en partie là que certains se trompent. Encadrer, stimuler et éduquer des bambins âgés entre 6 mois (et oui il y en semble-t-il qui OSENT ou qui n’ont pas le choix de laisser leur bébé de cet âge à des étrangers) et 5 ans demandent non seulement des connaissances, une imagination, de grandes qualités, mais également…
3.     …une énergie débordante, sans parler pour certaines le fait qu’elles ou qu’ils doivent changer les couches et nettoyer toutes les parties du corps d’enfants qui ne sont pas les leurs. Ça ne doit pas être toujours plaisant!
4.     Je crois que, curieusement, s’il y a un problème du côté de l’offre et de la demande, c’est au niveau des éducatrices compétentes.
 
 

Considérant les points 2 et 3, il m’apparaît clair que les éducatrices en garderie sont sous payées. Il semble en résulter un manque de compétence (voir point 4), certainement pas généralisé, mais assez répandu pour nuire à la réputation de toutes et surtout au système en entier.


Les vraies bonnes éducatrices se font trop rares, il y a trop de roulement, trop d’absentéisme, et des Bernadette risquent (ou réussissent malheureusement) de gâcher la journée (…et même marquer plus profondément) de petits garçons et de petites filles.
Malheureusement, certains n’ont pas la chance de notre tout petit d’avoir une bonne éducatrice régulière… et de pouvoir rester avec maman quand une « gardienne de sécurité » apparaît dans son groupe pour jouer le rôle d’éducatrice.

13 novembre 2006

“Jouer aux cartes…”

Hier mon chum M. et moi avons joué aux cartes…

Pas que nous soyons gamblers… quoi que peut-être une peu.

Après une longue journée au Festival de Drums, nous avions décidé d’aller nous vider les oreilles en nous remplissant l’estomac dans un resto italien.

Pour moi, escargots dans une sauce à la crème, suivi de fettucini alfredo (le serveur commençait à trouver que ça fait beaucoup de crème…) et au dessert, la crème glacée maison (suggérée par le serveur qui commençait à travailler sur son pourboire plus intensément (mon foie également commençait à travailler plus intensément d’ailleurs)).

Finalement, le moment de jouer arrive… avec l’addition. Car tel est l’enjeu.
Ce (nouveau) jeu de mon cru, que j’ai baptisé « jouer aux cartes », se joue de la façon suivante :
$ tous ceux qui ont communié au repas sortent une carte de crédit;
$ les mettent sur la table;
$ laissent le serveur (ou la serveuse) en choisir une; et
$ le propriétaire de la carte choisie au hasard par le serveur perd et paie la note.

Après maintes défaites, défiant même les lois de la statistique (ou après que certains partenaires de jeux peu scrupuleux aient abusé de ma naïveté), j’ai compris tardivement quelques principes de base que je me permets de partager avec vous.

1. présenter des cartes de crédit semblables; les serveurs sont attirés par les cartes OR et PLATINE comme des mouches sur du sucre;
2. s’assurer que le tirage au sort est fait de manière la plus objective et impartiale que possible. Par exemple, après de longues heures de travail, le serveur sera porté à prendre la carte la plus près de lui (à moins qu’elle soit OR ou PLATINE). Un truc : assurez-vous qu’il les prenne toutes dans ses mains, qu’il les brasse comme des vraies cartes à jouer et qu’il en choisisse une les yeux fermés.

En terminant, je mets quiconque au défi d’essayer une variante que je n’ai moi-même jamais osé tenter. Il s’agit d’inclure dans le « pool » de joueurs les membres d’une table adjacente (des étrangers donc).

Si vous voulez vivre ce « thrill », je vous recommande l’étude de vos partenaires de jeu potentiel le plus tôt possible dès votre (et leur) arrivée pour tenter d’évaluer à la fois leur potentiel de « folie » et surtout d’honnêteté. Évidemment, il faut également évaluer leur addition potentielle, etc. Plus facile à tenter chez McDo qu’au bistro n’est-ce pas?!

Et maintenant, À VOUS DE JOUER!

« Page précédente Page suivante »

© 2008 www.nonmaissansblogue.com Tous droits réservés.