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29 décembre 2006

“Vieille résolution”

Il est bien connu en psychologie que les changements, l’inconnu, les situations imprévisibles engendrent du stress. Lorsqu’on fait face à l’inconnu, on a tendance à remplir le vide par des constructions, la plupart du temps pessimistes. Ainsi est la nature humaine.

Par exemple, lorsqu’un employeur propose des changements dans sa compagnie, les employés n’étant pas au fait de la nature de tous ces changements s’imaginent qu’ils ne pourront s’adapter, et pire encore que ces changements seront voués à l’échec.

Un autre exemple: lorsqu’un petit symptome inconnu apparaît, certains vont souvent s’imaginer le pire, jusqu’à ce qu’un médecin diagnostique une banalité.

Aussi, notre société occidentale est de plus en plus en proie à l’anxiété… Peut-être que tout va trop vite et que l’on ne prend plus le temps… de prendre du recul.

Peut-être y a-t-il également autre chose.

En effet, parallèlement, on remarque qu’on ne laisse plus de place à nos aînés. C’est ainsi toute notre mémoire collective que l’on tait, trop pressé à foncer dans des murs ou à faire du sur place tandis que la pollution liée aux pathologies du stress et de l’anxiété nous étouffe.

En cette période de résolutions, je nous souhaite d’ouvrir nos portes à cette sagesse collective qui ne demande qu’à nous guider certe, mais plus encore à nous rassurer.

Bonne et heureuse année!

23 décembre 2006

Noël bleu (suite et fin)

Malgré la tristesse du décor, Hubert n’avait pas envie de quitter son sanctuaire.

Une main, ou plutôt une mitaine se posa sur son épaule.

C’était celle de Dell, son meilleur ami. « Come en dedans mon Hubert. »

Hubert: «  Tu te rappelles la dernière fois qu’on a joué au Hockey avec la gang? Ça ne te manque pas? »

Dell : « Yes. Ça me manque… Sure!»

Hubert: « Ben moi je mets mes patins, et puis je m’en vais faire un tour sur le lac! Tu viens?!»

Dell: « Come on man! Joke pas avec ça! »

Mais Hubert s’était déjà levé d’un pas décidé et se dirigeait vers son Sky-Doo, garé avec les autres à côté du chalet.

Dell tenta bien de le raisonner, mais Hubert était déjà en train de lacer ses patins.

Au moment où Hubert posa les patins sur la bordure gelée du lac, Dell arriva au chalet pour alerter la famille et les amis du geste de l’excentrique du groupe.

Aussitôt sur le Lac, Hubert sentit l’exaltation s’emparer de lui. Son bâton à la main, il oublia les broyeurs/malexeurs, le soldat qui lui criait au loin en coréen en s’approchant d’un pas menaçant… et la glace qui s’amincissait sous ses pieds plus il s’éloignait de la rive.

Ses proches et amis étaient presque tous sorties pour s’enquérir de la situation. Ils l’observaient de la rive en sautillant de froid à la fois étonnés et horrifiés. Certains, comme Dell, Tokyo-John et Marvel s’étaient même risqué quelques pas sur le Lac à moitié gelé.

Hubert semblait comme possédé. Il patinait à toute allure en poussant des cris entre la joie et la folie. Sa trajectoire décrivait une spirale grandissante qui l’éloignait de la rive, vers une glace de plus en plus incertaine.

Le soldat qui n’était plus qu’à une centaine de mètre à la fois d’Hubert et des témoins sur la rive, avançait sur la glace d’un pas incertain en direction de Dell et ses amis. Sa gestuelle laissait toutefois paraître un mélange de colère et d’inquiétude. Il continuait de crier.

Soudainement, à un moment où tous les yeux étaient rivés vers Hubert, la glace céda…sous les pieds du soldat coréen.

Le craquement détourna l’attention de tous vers le pauvre soldat dont on ne voyait plus que les bras sortant de l’eau et le fusil gisant sur la glace.

Heureusement, les cris de stupéfaction et d’horreurs qui suivirent sortirent Hubert de sa transe. Sans hésitation, il se précipita vers le coréen. Ses patins lui permirent d’atteindre son objectif en quelques secondes.

Obligé de rester à une certaine distance par la glace fragilisée, Hubert utilisa ses patins comme ancrage et tendit son bâton au soldat. Très rapidement, celui-ci fut extrait de l’eau glacée.

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Une demi-heure plus tard, au chalet, le coréen dormait au chaud près du feu dans une couverture, pendant que Dell et Cola Pete consultaient un médecin virtuel à partir du portable de Cola Pete afin d’obtenir des précisions sur les soins à prodiguer au rescapé.

Marvel trouva Hubert perdu dans ses pensées, seul sur un sofa, et l’y rejoint.

- « You know, tu achieve encore de te put yourself dans le trouble… », lui dit elle en lui prenant les mains.

Hubert soupira.

- « Tu sais ma belle Merveille, je me dit que c’est plutôt nous, comme peuple, qui avons réussi à nous mettre dans le pétrin en laissant partir ce que nous avions de plus précieux… »

Marvel : « Tu pense pas that we didn’t have the choix… You know, notre pays was really dans le trouble… Et look now comment mieux we are, because of the help of the chinois…»

Hubert lui lança un regard triste : « Je ne parlais pas vraiment de ça… »

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